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Interview alumni, jeune créateur et bombers connectés

Interview alumni, jeune créateur et bombers connectés
21 mars 2018 Justine NEVEU
Giani, la marque de blouson connecté

Interview alumni Formamod, créateur de mode et bombers connectés

Formamod a organisé une interview de Liliom, ancien étudiant en création de mode. Suite à sa sortie de l’école, il a lancé sa marque de bombers connectés GIANI, une révolution dans nos vêtements au quotidien… 

Pourquoi créateur en mode et d’innovation technologique ?

Passionné par la mode. Mais donné plus que de la mode. Apporter une matière technologique pour faire vivre le vêtement

Comment t’est venue cette idée de bombers connectés ?

Je suis fan de Batman, il est ma source d’inspiration numéro un. Je voulais créer des vêtements de type armure avec une technologie de pointe qui apporte une touche de magie. Le fait de devenir indestructible au travers d’un vêtement me faisait rêver.

A quelle cible est-il destiné ?

Je n’ai pas de cible prédéfinie. Ce bombers peut être porté par une femme ou un homme tous types d’âges confondus. Toutefois, je pense également aux personnes âgées et aux enfants qui pourraient trouver un intérêt à ce produit innovant.

Combien de temps cela t’a pris de lancer ce projet depuis ta sortie de l’école ?

Je suis sorti de l’école en août 2017 après avoir suivi ma formation en patronage et montage de vêtement. J’ai lancé en 7 mois mon projet.

Peux-tu nous donner une idée de prix ?

Le prix va de 500 euros imperméable et anti-inflammable et les options sont payantes jusqu’à 2 000 euros pour le modèle full options (système chauffant, tissu kévlar pour une qualité militaire optimal pour une protection 100% utilisée dans l’armée).

A l’heure actuelle combien y-a-t-il de prototypes ?

Pour l’instant un seul et je lance mon modèle en série dans 2 semaines.

Avez-vous eu des associés pour développer ce projet ?

Je me suis associé avec un ingénieur expert en matières innovantes et technologies.

Avez-vous eu besoin de débloquer des financements pour mettre à terme ce projet (système crowfunding, sponsoring, partenariat) ?

Pour commencer, je n’en ai pas eu besoin. Toutefois, maintenant que l’on se développe on recherche de potentiels partenaires et sponsors.

Pensez-vous que l’avenir appartient aux créateurs utilisant les nouvelles technologies ?

Oui bien sûr. Les clients sont en quête d’innovations. La mode est un éternel recommencement mais avec des éléments différents. Ajouter une dimension technologique au vêtement est une vraie plus-value et permet d’accrocher l’attention du client plus facilement. Cela attise la curiosité et donne une dimension futuriste à la marque. Les wearables technologies permettent de faire évoluer l’industrie de l’habillement et du textile.

Les innovations vont-t-elles supprimer les métiers de l’artisanat en mode ?

Absolument pas. Elles ne font que les compléter. Pour notre part, nous sommes une marque qui travaille avec des technologies avancées toutefois nous continuons d’utiliser l’artisanat de nos créations. Etant un produit haut-de-gamme basé à Paris, nos ateliers de fabrication sont locaux. Nous ne travaillons pas en série mais nous faisons du sur-mesure en association avec les meilleurs ouvriers de France. Nos vêtements sont faits à la demande du client et ils choisissent leurs matières et options.

Quelle est pour toi la technologie la plus révolutionnaire en mode et pourquoi ?

Cette année, nous avons été très surpris par la création d’Audrey Bergenthal et son mannequin connecté sur-mesure. Nous pensions qu’il y a un réel besoin de mannequin adapté aux mesures de chaque cliente. Cela permettra de démocratiser le sur-mesure dans l’industrie de l’habillement. De nos jours, les morphologies ont changé. Il n’y a plus vraiment de norme en termes de taille. La chirurgie esthétique, les problèmes liés obésité, les malformations liés aux modes de vie urbains et modernes… Tous ces facteurs transforment les corps et rendent l’habillement parfois difficile. Toutefois cela dépend des pays. En Asie cela est moins fréquent car la morphologie asiatique reste stable. Ce qui n’est pas le cas des pays d’Occident. La plupart des vêtements standards faits en Chine ne sont pas adaptés aux mesures des normes européennes et occidentales qui ont des formes plus atypiques.

A gauche, M.Polak le directeur de Formamod – A droite, Liliom créateur de Giani et Formamod alumni

Quels sont les défilés les plus novateurs que vous avez vus ? Et celui de Chanel printemps-été 2017 ?

Les défilés que je trouvais les plus novateurs étaient en général ceux d’Alexander Mc Queen. Ce créateur a toujours eu un gout prononcé dans l’intégration de nouveaux moyens de fabrication : la découpe laser, l’utilisation d’un robot désignant les motifs d’une robe en temps réel lors d’un défilé…

Aujourd’hui avec du recul, que pensez-vous des robes en métal de 1966 de Paco Rabanne ?

Ces robes sont toujours d’actualité et paraissent indémodables. Le métal reste toujours peu utilisé dans le monde de la mode. Mais je pense qu’il y a matière à développer cette matière.

Les « digital natives » seraient-ils les clients du luxe de demain ?

Les « digital natives » sont sans contestation les acheteurs de demain. Toutefois, la définition du luxe est en train de changer. Elle sera plus moderne, plus simple, plus adaptée au style de vie contemporain.

Trouver une bonne école de mode t’a semblé difficile ?

Trouver une école de mode a été plutôt simple malgré la concurrence.

J’ai eu de la chance car mon école Formamod a proposé des programmes et formules adaptés aux étudiants et aux professionnels en activité. Par conséquent, j’ai pu faire une formation sur-mesure qui m’a permis d’apprendre tout ce dont j’avais besoin dans un cadre idéal : matériel complet à disposition, machines industrielles et professionnels, petit effectif par classe et relationnel qualitatif avec les formateurs et l’équipe pédagogique.

Conseils à donner à ceux qui veulent se lancer dans la création de mode et les nouvelles technologies ?

Etude de marché et analyse concurrentielle en amont…

Et qu’ils viennent nous voir !

Des idées pour une future collection connectée ?

Oui beaucoup !… Mais pour l’instant top secret J

Si tu étais une nouvelle technologie, tu serais ?

La réalité augmentée !

Votre équipe est constituée de combien de personnes ?

Liliom Meye, créateur de Giani

Violaine Imbert, chargée de développement

Charlotte Souplet, chargée de communication